Organisation Internationale pour le Bambou et le Rotin

Organisation Internationale pour le Bambou et le Rotin

FLARE 2023 : Améliorer les moyens de subsistance des personnes et des communautés vivant à proximité des forêts avec le bambou

Actualité

FLARE 2023 : Améliorer les moyens de subsistance des personnes et des communautés vivant à proximité des forêts avec le bambou

René Kaam, directeur régional de l’INBAR pour l’Afrique centrale, présente la contribution du bambou aux moyens de subsistance au Cameroun. Crédit photo : Secrétariat FLARE.

Une réunion clé à Nairobi met l’accent sur le bambou en tant que produit forestier non ligneux pour le développement durable.

Du 12 au 16 octobre 2023, la réunion Forêts et moyens de subsistance : Évaluation, recherche et engagement (FLARE) a débuté à Nairobi, au Kenya, sur le campus du CIFOR-ICRAF. Organisée parallèlement au Forum mondial sur les paysages 2023, la mission de FLARE est de faire progresser les connaissances à l’intersection des forêts et des moyens de subsistance et de faciliter leurs applications dans les politiques et les pratiques.

Les populations et communautés pauvres vivant à proximité des forêts constituent le groupe le plus vulnérable et le plus dépendant des ressources forestières. Ironiquement, la majorité des ressources forestières sont inégalement réparties, ce qui n’apporte que des bénéfices minimes aux populations et communautés pauvres vivant à proximité des forêts.

Pour accroître les bénéfices forestiers pour ces personnes et communautés, il est désormais urgent de mieux impliquer les parties prenantes locales dans la gestion des ressources forestières. Il existe également de nombreuses opportunités pour étendre l’utilisation durable des produits forestiers non ligneux (PFNL) présents dans la région. Le bambou s’inscrit parfaitement dans cette dernière option. En effet, le bambou est une ressource favorable aux pauvres avec un potentiel important pour améliorer les moyens de subsistance des populations et des communautés pauvres vivant à proximité des forêts.

Les intervenants sur scène ont discuté des possibilités de meilleures politiques et pratiques de gestion forestière pour l’amélioration des moyens de subsistance lors de la réunion plénière. Crédit photo: Secrétariat FLARE.

Avec plus de 10 000 produits différents, le commerce mondial du bambou est estimé à 60 milliards de dollars américains. Le secteur a des implications croissantes pour contribuer à l’amélioration des moyens de subsistance des populations et communautés pauvres vivant à proximité des forêts. Cela pourrait être réalisé grâce au développement de diverses chaînes de valeur du bambou, en utilisant une technologie simple mais efficace et efficiente. Certaines de ces chaînes de valeur comprennent des produits tissés, des produits en fibres, des produits à base de panneaux, des ustensiles de cuisine et des produits de substitution au plastique.

L’INBAR a plaidé pour le développement de ces chaînes de valeur lors de la réunion FLARE. René Kaam, le directeur régional de l’INBAR pour l’Afrique centrale, a présenté la contribution du bambou aux moyens de subsistance des communautés utilisatrices du bambou, en s’appuyant sur les leçons tirées des travaux passés et en cours au Cameroun. Ces actions sont conformes à l’Objectif de développement durable 1 des Nations Unies : Mettre fin à la pauvreté sous toutes ses formes, partout dans le monde.

À l’heure où la plupart des gouvernements cherchent des moyens de diversifier les économies locales pour renforcer la résilience face à de nombreux problèmes mondiaux tels que le changement climatique, la réduction de la pauvreté, etc., la présentation de l’INBAR s’est particulièrement démarquée, suscitant l’intérêt de nombreuses parties prenantes, y compris les petits exploitants agricoles, des gestionnaires de l’agriculture commerciale, des éco-entrepreneurs, des chercheurs, des praticiens et des décideurs politiques. Les questions clés discutées comprenaient : « Quelle est la contribution totale du bambou aux revenus des populations et communautés pauvres vivant à proximité des forêts ? » et, plus précisément, « Quelle est la contribution du bambou aux revenus des parties prenantes de la chaîne de valeur du bambou, y compris les propriétaires/chefs traditionnels, les récolteurs, les transformateurs, les commerçants et les consommateurs? »

Kaam a également assisté à la séance plénière. Crédit photo : Secrétariat FLARE.

La réunion FLARE a contribué à accroître la reconnaissance mondiale du bambou en tant que PFNL capable d’améliorer considérablement les moyens de subsistance des populations et communautés pauvres vivant à proximité des forêts, tout en offrant d’autres avantages en cascade. Les membres de l’auditoire ont également suggéré que l’INBAR envisage de quantifier la contribution mondiale du bambou à l’amélioration totale des moyens de subsistance des communautés proches de la forêt afin de contribuer à mettre en valeur l’impact de la ressource végétale.

L’INBAR a conclu sa présentation en réitérant son enthousiasme à travailler en étroite collaboration avec ses 50 États membres pour promouvoir un développement durable basé sur le bambou et le rotin.

Pour plus d’informations sur la participation de l’INBAR au FLARE 2023 Nairobi, contactez rkaam[at]inbar[dot]int.