Le Tchad valide son rapport sur la chaîne de valeur du bambou

L’étude révèle des informations essentielles sur la récolte, la transformation, la commercialisation et la consommation du bambou au Tchad.
Le 8 août 2024, l’atelier de validation du rapport d’analyse de la chaîne de valeur du bambou au Tchad a été officiellement lancé par Nénodji Madingar, secrétaire général adjoint du Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable.
Cet atelier a représenté un moment important dans la collaboration entre le gouvernement du Tchad et INBAR, visant à présenter, délibérer et valider les résultats du rapport. L’atelier s’est appuyé sur une formation antérieure visant à doter les enquêteurs et les parties prenantes de la méthodologie et des outils de recherche appropriés pour mener l’analyse de la chaîne de valeur.
René Kaam, directeur régional d’INBAR pour l’Afrique centrale, a souligné l’importance du rapport, notant qu’il fournit des informations cruciales sur les ressources en bambou au Tchad, y compris les acteurs clés, les types de produits, les lieux de production et les flux de revenus. «Ces informations sont essentielles au développement du secteur du bambou au Tchad. Elles permettent d’orienter les projets de développement durable, de soutenir les initiatives de croissance économique et de faciliter l’intégration des politiques liées à cette ressource», a déclaré M. Kaam.
Il a ensuite souligné le potentiel du bambou en tant que ressource renouvelable, capable de produire plus de 10.000 produits différents, offrant ainsi des opportunités économiques considérables. M. Kaam a souligné que le commerce mondial du bambou est évalué à environ 60 milliards USD, la Chine créant 8 millions d’emplois et générant 30 milliards d’USD par an rien que pour ce secteur.

Mme Madingar a fait écho à ces sentiments, soulignant l’importance stratégique du bambou et son potentiel à jouer un rôle crucial dans le paysage écologique et socio-économique du Tchad. Elle a indiqué que l’analyse, soutenue par INBAR, a porté sur les provinces de Salamat, Guera, Moyen-Chari et Mandoul, recueillant des données essentielles sur la récolte, la transformation, la commercialisation et la consommation du bambou. «Ces informations fondamentales sont essentielles pour les décideurs politiques et les acteurs du développement afin d’optimiser le potentiel du bambou au Tchad», a fait remarquer Mme Madingar.
Elle a également souligné l’engagement des dirigeants tchadiens, en particulier du président Mahamat Idriss Déby Itno, à développer les chaînes de valeur, y compris le bambou. Mme Madingar a exprimé l’espoir que cette étude s’étende bientôt à d’autres provinces, telles que Batha, Sila, Logone Occidental et Mayo-Kebbi Ouest, afin de compléter les données de base nécessaires à des interventions de développement efficaces.


