INBAR a participé à une conférence clé sur la préservation des écosystèmes en Afrique Centrale
La réunion met en évidence le rôle des communautés locales et autochtones dans la sauvegarde du bassin du Congo.
Kinshasa, République Démocratique du Congo – 27-29 janvier 2025 – Le L’Organisation International pour le Bambou et le Rotin (INBAR) a été un acteur clé de la Conférence Internationale Interministérielle sur le Déploiement des Paiements pour Services Environnementaux (PSE), qui s’est tenue du 27 au 29 janvier 2025 à Kinshasa, République Démocratique du Congo. Cet événement, organisé par le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, vise à renforcer la préservation des écosystèmes du Bassin du Congo tout en plaçant les communautés locales et autochtones au cÅ“ur des stratégies de gestion durable.
INBAR a été représenté par M. René Kaam, Directeur Régional de l’Afrique Centrale, dont la mission était de défendre le rôle du bambou et du rotin en tant que solutions basées sur la nature dans le cadre des PSE. Lors de la conférence, M. Kaam a souligné les services environnementaux fournis par le bambou et le rotin, qui contribuent à six domaines clés des PSE : l’agroforesterie, la reforestation, les cultures pérennes, la régénération, la gestion durable des forêts et la conservation. Ces contributions sont essentielles pour le succès des mécanismes PSE, notamment dans le contexte des écosystèmes uniques du Bassin du Congo.

La Contribution d’INBAR aux PSE en Afrique Centrale
La participation d’INBAR à la conférence a revêtu une importance stratégique, d’autant plus que quatre des six pays signataires de l’Initiative des Forêts d’Afrique Centrale (CAFI) sont également membres d’INBAR : le Cameroun, la République Centrafricaine, la République du Congo et la République Démocratique du Congo. La présence d’INBAR a mis en évidence l’importance du bambou et du rotin en tant que ressources essentielles pour l’atténuation du changement climatique, la régénération des forêts et les moyens de subsistance durables.
Grâce à son travail pionnier, INBAR a développé une plateforme numérique pour évaluer les ressources en bambou hors des zones forestières, ainsi qu’un Outil de Sélection des Espèces de Bambou et de Rotin. Ces innovations positionnent INBAR comme un partenaire potentiel pour soutenir les objectifs de CAFI, en veillant à ce que les ressources en bambou et en rotin soient correctement prises en compte dans les PSE et que les communautés locales soient équitablement rémunérées pour leurs efforts de conservation.
Le Bambou et le Rotin : Un Élément Clé des Services Écosystémiques
M. Kaam a insisté sur le fait que le bambou et le rotin ne sont pas seulement des ressources durables, mais aussi des éléments essentiels pour atteindre les objectifs des PSE dans le Bassin du Congo. Le bambou et le rotin, en tant que plantes à croissance rapide, résilientes et polyvalentes, ont un potentiel significatif dans les efforts d’agroforesterie et de reforestation, et peuvent jouer un rôle intégral dans la réduction de la déforestation et la promotion de la régénération des écosystèmes. En abordant des problèmes environnementaux critiques tels que l’érosion des sols, la séquestration du carbone et la perte de biodiversité, le bambou et le rotin contribuent à la résilience climatique tout en soutenant les économies locales.
Une Révolution Numérique des Paiements pour Services Environnementaux
La conférence a également été l’occasion d’annoncer des outils numériques destinés à améliorer la gestion et la planification des PSE dans la région. La Ministre d’État, ministre de l’environnement et développement durable, Eve Bazaïba a révélé que les solutions numériques à venir incluraient la géolocalisation en temps réel des activités bénéficiaires et la numérisation des systèmes de paiements. Ces innovations permettront de rationaliser la mise en Å“uvre des PSE, en rendant le système plus transparent et efficace. Ces outils permettront de suivre avec précision les services environnementaux fournis, garantissant que les communautés soient rémunérées de manière équitable pour leurs contributions à la conservation.
« Cette transformation numérique fera du Bassin du Congo un modèle mondial dans la lutte contre le changement climatique grâce aux solutions basées sur la nature », a affirmé la ministre Bazaïba lors de son discours d’ouverture.

Un Focus sur les Communautés Locales et les Droits des Autochtones
La ministre Bazaïba a insisté sur l’importance d’impliquer les communautés locales et autochtones dans la gestion des forêts. Elle a rappelé qu’il serait irréaliste de protéger les forêts de la région sans la participation active des populations qui en dépendent. Le mécanisme des PSE, a-t-elle expliqué, encouragera non seulement des pratiques innovantes et durables, mais donnera également aux communautés locales un pouvoir économique.
Les trois jours de conférence ont réuni des ministres des pays du Bassin du Congo, des experts techniques et des partenaires internationaux pour discuter d’une position commune sur les PSE avant la 30ème Conférence des Parties (COP30) à Belém, au Brésil. L’objectif était de formuler une feuille de route pour le déploiement à grande échelle des mécanismes PSE et de garantir qu’ils soient adéquatement financés par des ressources locales et internationales.
Engagement envers les Objectifs Climatiques Régionaux et Mondiaux
Dans le cadre des discussions de la conférence, un dialogue de haut niveau a eu lieu sur la nécessité d’augmenter les ressources financières pour les PSE dans le Bassin du Congo. Des partenaires internationaux tels que la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), le Partenariat des Forêts du Bassin du Congo (PFBC), la Banque Africaine de Développement (BAD), le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) ont montré leur soutien pour cette initiative régionale cruciale.
La ministre Bazaïba a également souligné les contributions de l’Afrique à l’action climatique mondiale, rappelant que, bien que le continent ne représente que 3,8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, il joue un rôle crucial dans la séquestration du carbone grâce à ses forêts. Elle a cité l’initiative présidentielle du « Couloir Vert Kivu-Kinshasa » comme exemple concret d’harmonisation entre conservation et développement communautaire.

Une Étape Cruciale dans la Lutte Contre le Changement Climatique
Cette conférence marque un jalon essentiel dans les efforts pour protéger les écosystèmes du Bassin du Congo, une région qui abrite l’une des plus grandes forêts tropicales humides au monde. Les décisions et accords pris à Kinshasa auront une influence déterminante sur l’avenir des politiques environnementales et des efforts de conservation de la région.
Alors que la conférence a pris fin le 29 janvier 2025, l’objectif est désormais clair : l’Afrique Centrale doit adopter des solutions innovantes, y compris les PSE, pour préserver ses forêts vitales et renforcer la résilience des communautés locales face au changement climatique.
INBAR, grâce à son expertise dans le bambou et le rotin, reste engagé à soutenir les efforts de développement durable dans la région, veillant à ce que ces ressources naturelles jouent un rôle central dans l’avenir de la conservation des forêts en Afrique Centrale.


